Au Burkina Faso, la carte d’identité biométrique AES est désormais accessible à travers des opérations spéciales d’enrôlement organisées dans plusieurs localités. À Kouka, dans la province des Banwa, une campagne menée du 15 au 17 octobre 2026 a permis aux habitants d’effectuer leurs démarches sur place, moyennant 3 500 FCFA.
Carte d’identité AES : une opération spéciale à Kouka
La commune de Kouka a accueilli pendant trois jours une opération exceptionnelle d’établissement des cartes d’identité biométriques de la Confédération des États du Sahel (CIB-AES).
Organisée conjointement par la mairie et le commissariat de police de Solenzo, cette initiative s’inscrivait dans les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).
Selon l’Agence d’information du Burkina, environ 800 personnes étaient attendues au cours de cette campagne. Une forte affluence de femmes et d’hommes a été constatée dans l’enceinte de la mairie, où se déroulaient les formalités d’enrôlement.
L’objectif était de permettre aux habitants d’obtenir plus facilement leur document d’identité, sans devoir effectuer de longs déplacements vers les centres administratifs habituels.
Raymond Ilboudo, président de la délégation spéciale de Kouka, a salué cette collaboration entre les autorités municipales et les services de police.
Il a notamment encouragé les populations à se procurer leur carte d’identité, indispensable pour de nombreuses formalités administratives et l’exercice des droits citoyens.
Cette opération locale s’inscrit dans les efforts engagés par les autorités burkinabè pour faciliter l’accès aux nouveaux documents d’identification.
Quelles pièces fournir pour obtenir la carte AES ?
Pour les habitants intéressés par la carte d’identité biométrique AES, plusieurs documents justificatifs sont nécessaires.
Lors de l’opération organisée à Kouka, les demandeurs devaient respecter les conditions suivantes :
- Être âgés d’au moins 13 ans.
- Présenter une copie légalisée de leur extrait d’acte de naissance.
- Fournir une copie de leur ancienne carte nationale d’identité, valide ou expirée, lorsqu’ils en possèdent une.
- Présenter une copie du certificat de nationalité pour les personnes nées hors du Burkina Faso.
- S’acquitter des frais d’établissement de 3 500 FCFA.
L’adjudant de police Bondé Bagnamou, du commissariat de Solenzo, a particulièrement insisté sur l’importance de fournir des informations exactes lors de l’enrôlement.
Une erreur dans les données personnelles peut compliquer les démarches administratives ultérieures.
Il convient toutefois de distinguer les modalités de cette campagne locale des conditions générales d’accès à la carte. L’Office national d’identification (ONI) a précisé, lors du lancement des opérations spéciales en septembre 2026, que l’enrôlement pour la CIB-AES est ouvert dès l’âge de cinq ans et devient obligatoire à partir de 13 ans.
Combien coûte la carte d’identité biométrique AES ?
Le prix officiel annoncé pour l’établissement de la carte d’identité biométrique AES au Burkina Faso est de 3 500 FCFA.
Ce montant a été confirmé par l’Office national d’identification lors du lancement des opérations spéciales à Koudougou, le 9 septembre 2026.
La nouvelle carte constitue une évolution du système national d’identification. Instituée par un décret adopté en Conseil des ministres le 6 novembre 2025, elle vise à renforcer la fiabilité et la sécurité des documents d’identité.
Sa durée de validité est fixée à dix ans à compter de sa délivrance.
Les anciennes cartes nationales d’identité burkinabè bénéficient, quant à elles, d’une période transitoire de validité de cinq ans à partir de la mise en circulation de la nouvelle carte.
Le passage à la CIB-AES ne signifie donc pas que toutes les anciennes pièces deviennent immédiatement inutilisables.
Une identification modernisée dans les États du Sahel
Au-delà de Kouka, la généralisation de la carte biométrique s’inscrit dans les ambitions de modernisation administrative portées par la Confédération des États du Sahel, qui réunit le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Les autorités souhaitent notamment améliorer la sécurisation des données d’identité et progresser vers des systèmes d’identification harmonisés.
Pour les habitants des zones éloignées des grands centres urbains, les opérations décentralisées présentent un intérêt particulier.
Azèta Sawadogo, bénéficiaire de la campagne de Kouka, a ainsi salué une initiative qui évite aux usagers de longs déplacements pour accomplir leurs formalités.
La campagne s’est achevée le 17 octobre. Aucun bilan définitif du nombre de cartes effectivement délivrées n’a toutefois été communiqué dans le compte rendu publié le lendemain.
L’enjeu reste désormais de multiplier ces services de proximité afin de permettre à davantage de citoyens burkinabè d’accéder à une identité officielle sécurisée.




