La situation sécuritaire en République démocratique du Congo continue de préoccuper l’Union africaine. Face à la persistance des tensions dans l’est du pays, l’organisation continentale appelle les parties engagées dans le conflit à respecter le cessez-le-feu et à privilégier le dialogue.
Cette position intervient alors que les efforts diplomatiques cherchent toujours à mettre fin aux affrontements et à protéger les populations civiles.
L’Union africaine appelle à une désescalade des tensions
L’Union africaine insiste sur la nécessité de faire respecter les engagements pris pour mettre fin aux hostilités en République démocratique du Congo. L’organisation considère que la poursuite des affrontements menace la stabilité du pays et complique les efforts de paix engagés dans la région des Grands Lacs.
Le conflit dans l’est du territoire congolais suscite également des réactions dans la capitale. Les violences à Kinshasa, notamment celles dirigées contre des représentations diplomatiques lors de précédentes manifestations, illustrent les répercussions nationales de cette crise. Ces incidents montrent que les tensions dépassent les zones directement touchées par les combats.
Le dialogue reste au cœur des efforts de paix
Pour parvenir à une solution durable, l’Union africaine encourage les acteurs concernés à poursuivre les négociations. Deux priorités se dégagent de cette démarche diplomatique.
Le respect des engagements de cessez-le-feu
Le cessez-le-feu constitue une condition essentielle pour réduire les affrontements et permettre aux populations de retrouver une sécurité minimale. Son application suppose l’arrêt des offensives, le respect des positions convenues et la mise en place de mécanismes de vérification. Les violations signalées sur le terrain fragilisent la confiance entre les parties. L’Union africaine encourage donc les acteurs du conflit à traduire leurs engagements politiques en mesures concrètes et vérifiables sur le terrain.
La poursuite des négociations diplomatiques
Les discussions diplomatiques doivent permettre de traiter les causes profondes du conflit et de trouver des garanties pour une paix durable. Les initiatives de médiation impliquant la RDC, le Rwanda et les autres acteurs concernés occupent une place importante dans cette démarche. L’Union africaine soutient la recherche d’une solution négociée, fondée sur le dialogue, le respect de la souveraineté des États et la réduction des tensions régionales qui persistent actuellement.
La situation humanitaire demeure préoccupante
Dans l’est de la RDC, les affrontements continuent de peser sur les conditions de vie des populations. Les déplacements forcés, les difficultés d’accès aux soins et les perturbations de l’approvisionnement alimentaire aggravent la vulnérabilité des familles vivant dans les zones touchées.
L’insécurité complique également les interventions humanitaires. Les organisations présentes sur le terrain doivent pouvoir accéder aux personnes déplacées et aux communautés isolées. Le respect du droit international humanitaire demeure donc indispensable pour assurer la protection des civils.
La protection des civils et la stabilité politique en priorité
Les facilitateurs demandent aussi de prévenir les violences sexuelles et de protéger les femmes et les filles. Sur le plan politique, la repression des manifestations constitue un enjeu distinct du cessez-le-feu militaire. Le respect des libertés publiques reste essentiel pour éviter que les tensions sécuritaires ne provoquent de nouvelles crises internes.
La délégation conduite par Sahle-Work Zewde, accompagnée d’Uhuru Kenyatta et de Mokgweetsi Masisi, a rencontré des représentants de l’AFC/M23 et des organisations humanitaires à Goma. Après cette étape, elle a poursuivi ses consultations à Kigali. Une visite à Kinshasa figure également dans son programme diplomatique.
L’appel lancé le 7 octobre 2026 confirme la volonté de l’Union africaine de maintenir les négociations malgré la persistance des combats. L’organisation mise sur le processus de Doha, la vérification des engagements et la protection des populations pour favoriser une sortie de crise. Toutefois, le retour à la paix dépendra de l’application effective du cessez-le-feu par les parties concernées. Les prochaines consultations devront permettre de mesurer leur volonté de respecter leurs engagements et de progresser vers une solution politique durable.




