En République démocratique du Congo (RDC), les consultations autour d’un éventuel dialogue national se poursuivent. Après des échanges avec la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), le président Félix Tshisekedi a dépêché Anthony Nkinzo auprès de l’Église du Christ au Congo (ECC).
Cette démarche intervient dans un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par la recherche d’une solution durable aux crises que traverse le pays.
Anthony Nkinzo poursuit les consultations avec les Églises
Le 8 octobre 2026, Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, a rencontré Mgr André Bokundoa Bo Likabe, président de l’ECC. Accompagné de Fortunat Biselele, il a présenté les orientations présidentielles concernant l’organisation du dialogue national.
Cette rencontre fait suite aux discussions du 3 octobre à Lubumbashi avec Mgr Fulgence Muteba, président de la CENCO. Les échanges visent à recueillir les propositions des responsables religieux pour préparer des assises inclusives.
Dans un climat marqué par l’insécurité dans l’est du pays et les préoccupations liées aux violences à Kinshasa, les autorités cherchent à renforcer la cohésion nationale. Le dialogue envisagé doit permettre d’aborder les divisions politiques et les difficultés qui fragilisent la stabilité du pays.
La CENCO et l’ECC appelées à contribuer au dialogue national
Les deux institutions religieuses occupent une place importante dans les consultations engagées par la présidence congolaise. Leur participation pourrait contribuer à définir les conditions nécessaires à la réussite des discussions.
La CENCO réclame un dialogue ouvert et crédible
Lors de sa rencontre avec Anthony Nkinzo, Mgr Fulgence Muteba a réaffirmé la disponibilité de l’Église catholique à participer au processus. La CENCO insiste toutefois sur la nécessité d’organiser des discussions ouvertes à toutes les parties concernées. Elle souhaite également des garanties concernant la crédibilité des travaux. Pour les responsables catholiques, la réussite du dialogue dépendra notamment de la confiance accordée aux organisateurs et de la représentativité des participants.
L’ECC présente ses observations sur les préparatifs
De son côté, Mgr André Bokundoa Bo Likabe a échangé avec la délégation présidentielle sur les conditions d’organisation des futures assises. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes nécessaires à leur préparation. L’ECC, engagée aux côtés de la CENCO dans une initiative pour la paix, entend contribuer à la recherche d’un consensus national. Ses propositions devront être examinées dans le cadre des consultations conduites par la présidence congolaise.
Les préparatifs du dialogue national entrent dans une nouvelle phase
Les rencontres avec les responsables religieux interviennent alors que les autorités travaillent à la mise en place des structures chargées d’encadrer le dialogue. Un comité d’organisation et une commission préparatoire figurent parmi les dispositifs envisagés pour conduire le processus.
Ces organes devront notamment contribuer à définir les modalités de participation, le déroulement des discussions et les questions prioritaires. À ce stade, aucune date officielle n’a été annoncée pour la tenue des assises. Les consultations se poursuivent donc avant l’ouverture des travaux.
La RDC face aux tensions politiques et sécuritaires
Le projet de dialogue national intervient dans un contexte où la RDC face aux tensions doit répondre à des défis politiques et sécuritaires persistants. Les affrontements dans l’est du territoire, les désaccords entre acteurs politiques et les difficultés de cohésion nationale rendent la recherche d’un accord particulièrement importante.
La présidence souhaite faire de ces discussions un cadre consacré à la paix et à la refondation de l’État. Cependant, des divergences subsistent concernant l’organisation du processus. La participation des forces politiques, de la société civile et des confessions religieuses constitue notamment une question centrale.
Les consultations menées par Anthony Nkinzo auprès de la CENCO et de l’ECC représentent une étape dans la préparation du dialogue national. Elles témoignent de la volonté présidentielle d’associer les responsables religieux aux discussions préalables. La prochaine étape consistera à préciser les mécanismes d’organisation et les conditions de participation. En attendant l’annonce d’un calendrier officiel, la réussite de cette initiative dépendra de la capacité des différents acteurs à s’entendre sur un cadre commun, crédible et véritablement inclusif.




