La réforme du système électoral avance en Côte d’Ivoire. Cinq mois après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), une partie de l’opposition veut peser sur la création de l’institution appelée à lui succéder. Des formations politiques ont transmis au gouvernement une proposition commune pour définir les contours du futur organe chargé d’organiser les élections et de renforcer la confiance dans le processus électoral.
La dissolution de la CEI ouvre la voie à un nouvel organe
La Côte d’Ivoire a dissous sa Commission électorale indépendante le 6 mai 2026. Le gouvernement avait alors expliqué vouloir mettre en place un nouveau mécanisme de gestion des élections capable de rassurer les acteurs politiques et les citoyens. Créée en 2001, la CEI était chargée de l’organisation et de la supervision des scrutins nationaux et des référendums.
La décision est intervenue après des critiques visant le fonctionnement et la composition de l’institution. Le gouvernement avait notamment reconnu l’existence de réserves concernant la CEI à l’issue du dernier cycle électoral. Depuis cette dissolution, la question de la future Côte d’Ivoire commission électorale occupe donc une place importante dans les discussions entre les autorités, l’opposition et la société civile.
Une partie de l’opposition présente une proposition commune
Les discussions engagées depuis la dissolution ont conduit des composantes de l’opposition à rapprocher leurs positions. Leur objectif est de proposer un cadre commun pour l’institution qui remplacera l’ancienne CEI.
Un projet remis au ministre de l’Intérieur
Le 5 octobre 2026, des responsables de l’opposition ont remis leur proposition au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé. Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien, a notamment participé à cette démarche. Le projet résulte de concertations entre différents regroupements politiques et acteurs de la société civile. Ils souhaitent profiter de la réforme pour établir de nouvelles règles d’organisation des scrutins nationaux.
L’indépendance du futur organe au centre des discussions
L’un des principaux enjeux concerne l’indépendance de la future institution vis-à-vis du pouvoir politique et des partis. Dès juin, des formations d’opposition avaient proposé la création d’un Haut Conseil électoral présenté comme une institution apolitique. Les discussions ont ensuite été élargies afin d’aboutir à une position commune. La composition, le fonctionnement et les compétences du futur organe restent donc au centre des négociations engagées avec le gouvernement ivoirien.
La révision de la liste électorale dépend aussi de la réforme
La création du nouvel organe ne concerne pas uniquement l’organisation des prochains scrutins. Elle doit également permettre de déterminer quelle structure sera responsable de la révision de la liste électorale. En septembre, le gouvernement a indiqué que cette opération ne pouvait pas être engagée avant la mise en place du nouveau système de gestion des élections.
Le Code électoral prévoit pourtant une révision annuelle de la liste. La dissolution de la CEI a créé une situation transitoire puisqu’il faut désormais désigner l’institution compétente pour conduire cette opération. La réforme Côte d’Ivoire commission électorale aura donc des conséquences directes sur la préparation technique des prochaines échéances.
La future Commission électorale reste au cœur du dialogue politique
Le gouvernement n’a pas encore arrêté publiquement la forme définitive du mécanisme qui remplacera la CEI. Les autorités avaient toutefois engagé des consultations avec les partis politiques et des organisations de la société civile. La remise du projet commun de l’opposition constitue désormais une nouvelle étape. Elle donne au gouvernement une proposition supplémentaire à examiner avant l’élaboration du futur cadre institutionnel.
La réforme devra également préciser la composition de l’organe, son fonctionnement et les modalités de désignation de ses responsables. Derrière le débat Côte d’Ivoire commission électorale se trouve une question centrale : la confiance accordée à l’institution chargée d’arbitrer le processus électoral. Le futur dispositif devra ainsi répondre aux critiques adressées à l’ancienne CEI tout en assurant la continuité des opérations nécessaires aux élections.
La dissolution de la CEI n’a donc pas refermé le débat électoral en Côte d’Ivoire. Elle a ouvert une nouvelle phase de discussions entre le gouvernement, l’opposition et la société civile. Avec le dépôt d’une proposition commune le 5 octobre, une partie de l’opposition tente désormais d’influencer directement l’architecture du futur organe. La prochaine étape dépendra de la réponse des autorités et des arbitrages retenus pour construire une nouvelle Côte d’Ivoire commission électorale avant les prochaines échéances.




