Un terrible accident de bus a coûté la vie à au moins 42 personnes, dimanche soir, dans le nord de l’Afrique du Sud. Le véhicule, qui transportait des ressortissants zimbabwéens et malawiens, a dévié de la route avant de plonger dans un talus escarpé. Ce drame, survenu sur l’autoroute N1 près de Louis Trichardt, relance le débat sur la sécurité routière dans une région régulièrement frappée par des tragédies similaires.
Des vies brisées sur la route du retour
Les secours ont travaillé toute la nuit pour extraire les victimes coincées sous la carcasse du bus bleu, renversé dans la pente. Le ministère sud-africain des Transports a confirmé lundi un bilan particulièrement lourd : 42 morts, dont sept enfants, et 49 blessés, parmi lesquels six dans un état critique. Un enfant a dû être évacué par hélicoptère vers un hôpital spécialisé.
Selon les premières informations, le bus se dirigeait vers le Zimbabwe. À bord, des passagers malawiens et zimbabwéens rentraient dans leur pays après un séjour en Afrique du Sud. La cause de l’accident reste indéterminée, mais les autorités évoquent des conditions routières difficiles dans cette zone montagneuse du Limpopo.
Le président Cyril Ramaphosa a exprimé ses condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’aux nations du Zimbabwe et du Malawi. « Cette tragédie nous frappe alors que nous mettons l’accent sur la sécurité routière durant notre mois des transports », a-t-il déploré.
Un triste rappel d’un drame passé
Ce n’est pas la première fois que le Limpopo est frappé par un tel drame. En 2024, un autre accident avait déjà fait 45 morts dans des circonstances similaires : un bus transportant des ressortissants du Botswana s’était écrasé dans un ravin après avoir quitté la route. Seule une fillette de huit ans avait survécu. Les autorités locales promettent cette fois une enquête approfondie pour déterminer les causes exactes de l’accident et renforcer la prévention sur les axes les plus dangereux du pays.
Alors que l’Afrique du Sud enregistre chaque année des milliers de morts sur les routes, ce nouveau drame vient rappeler la fragilité du réseau routier et le besoin urgent de moderniser les infrastructures. Pour les familles endeuillées, la douleur est immense : leur voyage de retour s’est transformé en cauchemar.




