La Tanzanie traverse une période de turbulences politiques après les élections qui ont eu lieu mercredi dernier. Au lendemain du scrutin, la capitale Dar es Salaam a été secouée par de violentes manifestations. Les affrontements entre les forces de l’ordre et les protestataires ont dégénéré, entraînant l’utilisation de gaz lacrymogènes et de coups de feu pour tenter de disperser la foule en colère. Les émeutes ont éclaté après que les principaux adversaires de la présidente Samia Suluhu Hassan aient été exclus de la course à la présidence, provoquant une forte indignation parmi une large partie de la population.
Une capitale sous tension, un couvre-feu impose
Le couvre-feu nocturne instauré à Dar es Salaam, ville de plus de sept millions d’habitants, au lendemain du scrutin, n’a pas suffi à calmer les esprits. Selon des témoins, les manifestations ont rapidement dégénéré en violences et les autorités ont intensifié les mesures de sécurité pour tenter de contrôler la situation. L’accès à Internet a été perturbé dans tout le pays, rendant difficile la communication et l’accès à l’information sur les événements en cours. La coupure partielle d’Internet et la répression violente témoignent de la gravité de la situation, alors que la population demande des réponses et des comptes après des élections largement perçues comme non transparentes.
Les manifestants dénoncent l’exclusion des principaux rivaux politiques de la présidente Samia Suluhu Hassan, un geste qui, selon eux, fausse le processus démocratique du pays. Les tensions politiques, déjà présentes avant le scrutin, se sont donc exacerbées, alimentant des protestations violentes. Les autorités, de leur côté, tentent de rétablir l’ordre, mais la situation reste volatile.
Des bilans humains préoccupants
Les manifestations ont été particulièrement meurtrières. Selon Tito Magoti, un militant tanzanien des droits de l’homme, au moins cinq personnes ont perdu la vie dans les affrontements de mercredi. De plus, des sources diplomatiques fiables ont indiqué que le bilan à Dar es Salaam pourrait être beaucoup plus élevé, avec des informations faisant état d’au moins dix morts dans la capitale. Ce lourd bilan humain alarme la communauté internationale, qui appelle à une résolution pacifique du conflit.
Le climat politique actuel en Tanzanie est plus que jamais tendu, et les manifestations risquent de se poursuivre si des mesures de dialogue et de transparence ne sont pas rapidement mises en place. La nation, déjà fragile sur le plan politique, semble se retrouver à un tournant où la paix sociale pourrait être difficile à maintenir si les revendications populaires ne sont pas prises en compte.




