La présidentielle en Ouganda approche à grands pas. À la veille du scrutin prévu le 15 janvier, les autorités ont décidé de bloquer Internet dans tout le pays. Cette mesure concerne le trafic web, les réseaux sociaux et les applications de messagerie. Les citoyens se trouvent ainsi privés d’accès aux informations en temps réel, alors que la campagne électorale touche à sa fin. La décision intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par un fort déploiement militaire et des critiques sur la transparence du processus électoral.
Internet bloqué et contexte électoral en Ouganda
Le 13 janvier, la Uganda Communications Commission (UCC) a ordonné aux opérateurs de suspendre l’accès public à Internet dans tout le pays. La coupure a débuté à 18 heures, affectant la navigation web et la communication numérique. Ainsi, les échanges d’informations entre les citoyens et les partis politiques sont fortement limités. Cette décision soulève des interrogations sur l’équité et la transparence du scrutin, surtout à quelques heures de la fin officielle de la campagne électorale.
Objectifs avancés par le gouvernement
Le gouvernement affirme que la mesure vise à limiter la désinformation et l’incitation à la violence pendant la période électorale. Selon les autorités, la diffusion de contenus sensibles pourrait menacer la sécurité nationale et l’ordre public. Toutefois, les critiques estiment que ce blocage restreint l’accès aux informations essentielles pour les citoyens et l’opposition. En outre, la suspension d’Internet intervient sans avertissement prolongé, accentuant la frustration au sein de la population.
Réactions et critiques de l’opposition
L’opposition considère cette coupure comme une stratégie pour étouffer le débat public. Bobi Wine, principal rival du président Yoweri Museveni, dénonce le blocage des plateformes numériques comme un moyen de limiter la mobilisation des électeurs. Par conséquent, cette mesure est perçue comme une atteinte à la démocratie. Plusieurs organisations internationales et ONG ont également exprimé leur inquiétude sur l’impact de cette décision sur la transparence et l’équité du scrutin.
Enjeux politiques et impact sur la société
La présidentielle ougandaise de 2026 oppose le président sortant Yoweri Museveni à l’opposition dirigée par Bobi Wine. Le scrutin se déroule dans un climat tendu. Les forces de sécurité sont massivement déployées à Kampala et dans d’autres régions stratégiques. Des rapports signalent des arrestations et des intimidations contre certains opposants. Ces éléments alimentent les inquiétudes sur l’intégrité du processus électoral et sur la capacité des citoyens à voter librement.
Mesures sécuritaires et réactions internationales
Outre la coupure d’Internet, les autorités ont intensifié la présence militaire dans les rues. Les organisations de défense des droits humains signalent des restrictions sur leurs activités. Par conséquent, la communauté internationale s’inquiète du respect des droits civiques et de la liberté politique en Ouganda. Cependant, le gouvernement insiste sur le fait que ces mesures sont nécessaires pour assurer la sécurité des électeurs et le bon déroulement du scrutin.
Impact sur les électeurs et la société
La suspension d’Internet perturbe la vie de millions d’Ougandais. Les citoyens ne peuvent plus s’informer, communiquer avec leurs proches ou organiser des activités liées au scrutin. Les services essentiels, tels que la banque et la santé, restent accessibles. Cependant, la circulation de l’information en temps réel est fortement limitée. Ainsi, de nombreux jeunes et militants politiques expriment leur frustration. Ils considèrent cette mesure disproportionnée et susceptible de compromettre la transparence et l’équité de l’élection.




