Le climat politique camerounais s’est tendu à mesure que s’approche la proclamation officielle des résultats de la présidentielle du 12 octobre. Un nouvel épisode a ravivé les soupçons de fraude électorale : le parti Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), dirigé par Issa Tchiroma Bakary, a quitté la commission chargée du recensement général des votes.
Ce retrait intervient alors que l’instance achevait la compilation des résultats dans plusieurs régions clés du pays, relançant les débats sur la transparence du scrutin et la légitimité du processus électoral.
Le gel des avoirs de Mamy Ravatomanga, homme d’affaires malgache proche de l’ancien président Andry Rajoelina, crée un séisme judiciaire entre Antananarivo et Port-Louis. La décision, rendue publique cette semaine par les autorités mauriciennes, met en lumière des soupçons de blanchiment d’argent à grande échelle et relance le débat sur la porosité entre politique et affaires dans la région.
Trente ans après la découverte du corps du juge Bernard Borrel à Djibouti, les circonstances de sa mort restent entourées de mystère. Si la thèse de l’assassinat a finalement été reconnue par la justice française, l’affaire stagne, prisonnière d’un secret-défense toujours partiellement maintenu. Ce blocage met en tension les exigences de vérité judiciaire et les intérêts diplomatiques d’un partenariat stratégique entre Paris et Djibouti.
Le Fonds monétaire international (FMI) a achevé sa mission d’évaluation à Cotonou avec un verdict clair : le Bénin demeure un modèle de discipline économique et de stabilité dans la région ouest-africaine. L’équipe conduite par Frédéric Lambert, chef de mission pour le Bénin, a séjourné dans le pays du 29 septembre au 9 octobre 2025 dans le cadre des programmes soutenus par le FMI — Mécanisme élargi de crédit (MEC), Facilité élargie de crédit (FEC) et Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Des milliers de Kényans s’étaient réunis pour rendre un dernier hommage à Raila Odinga, figure historique de l’opposition. Mais l’événement, organisé au stade Kasarani de Nairobi, a dégénéré dans un chaos sanglant. Des tirs à balles réelles et des gaz lacrymogènes ont dispersé la foule, faisant plusieurs morts. Un épisode qui ravive les tensions politiques dans un pays déjà fragilisé par des divisions persistantes.