Le Sénégal interdit les vols de drones autour des principaux sites des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, du 29 octobre au 14 novembre. Cette restriction, annoncée par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), concerne plusieurs zones de Dakar, Diamniadio et Saly, ainsi que les axes de circulation empruntés pendant la compétition.
Une interdiction des drones du 29 octobre au 14 novembre 2026
À quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, les autorités sénégalaises renforcent les restrictions aériennes autour des infrastructures mobilisées pour l’événement.
Dans une note circulaire datée du 27 octobre 2026, le directeur général de l’Anacim, Dr Diaga Basse, annonce l’interdiction temporaire de l’exploitation des systèmes d’aéronefs télépilotés, communément appelés drones.
La mesure entrera en vigueur le jeudi 29 octobre et restera applicable jusqu’au samedi 14 novembre 2026. Elle commencera donc deux jours avant la cérémonie d’ouverture officielle et prendra fin le lendemain de la clôture des Jeux.
Les JOJ Dakar 2026 se dérouleront officiellement du 31 octobre au 13 novembre. Certaines compétitions, notamment le baseball5, débuteront toutefois dès le 30 octobre.
L’interdiction vise à renforcer la sécurité des infrastructures sportives, des délégations et des déplacements liés à l’organisation de cet événement international.
Elle concerne les exploitants professionnels comme les utilisateurs particuliers de drones. Les médias souhaitant réaliser des prises de vue aériennes devront également respecter les restrictions annoncées.
Quels sites olympiques sont concernés par l’interdiction ?
L’Anacim a défini un périmètre de sécurité de cinq kilomètres autour de plusieurs installations accueillant les activités des JOJ Dakar 2026.
Les principales zones concernées sont :
- À Dakar : le stade Iba Mar Diop, la Piscine olympique et leurs environs.
- À Diamniadio : le stade Abdoulaye Wade et les secteurs environnants.
- À Saly : l’hôtel Lamantin Beach et ses alentours.
Ces périmètres ne se limitent donc pas à l’intérieur des enceintes sportives. Ils s’étendent également aux quartiers et espaces situés dans le rayon fixé par les autorités aéronautiques.
Un utilisateur possédant un drone à proximité d’un site olympique devra ainsi vérifier sa position avant d’envisager tout décollage.
Les restrictions concernent aussi plusieurs infrastructures de transport. L’Anacim mentionne notamment l’autoroute, les axes réservés à la circulation olympique et les corridors stratégiques reliant Dakar à Diamniadio.
Cette extension traduit la volonté des autorités de sécuriser non seulement les lieux de compétition, mais également les déplacements entre les différentes zones accueillant les Jeux.
La circulaire rend publique la portée générale des restrictions, mais les informations disponibles ne précisent pas les éventuelles dérogations ni les sanctions spécifiques applicables en cas de violation.
Pourquoi le Sénégal renforce-t-il la sécurité aérienne ?
Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 représentent un événement historique pour le continent. Il s’agira de la première compétition olympique organisée en Afrique.
Selon le Comité international olympique, environ 2 700 jeunes athlètes sont attendus au Sénégal. Les activités se dérouleront principalement dans trois pôles : Dakar, Diamniadio et Saly.
L’organisation d’une manifestation de cette ampleur nécessite des dispositifs particuliers pour protéger les participants, les spectateurs et les infrastructures.
Les drones représentent un enjeu spécifique en raison de leur capacité à survoler des espaces parfois difficiles d’accès depuis le sol.
Même lorsqu’ils sont utilisés à des fins récréatives ou journalistiques, ces appareils peuvent présenter des risques en cas de perte de contrôle, de panne technique ou d’utilisation non autorisée.
Leur présence peut également compliquer la surveillance des zones sensibles et les opérations des services de sécurité.
L’interdiction annoncée par l’Anacim s’inscrit ainsi dans les préparatifs destinés à encadrer les activités aériennes pendant la compétition.
Quelles conséquences pour les médias et les utilisateurs de drones ?
Cette décision impose des adaptations aux professionnels de l’audiovisuel, aux photographes et aux opérateurs spécialisés dans les prises de vue aériennes.
Les rédactions qui envisageaient de filmer les compétitions ou les installations olympiques avec des drones devront revoir leurs dispositifs de couverture.
Les entreprises utilisant ces appareils pour des prestations commerciales, notamment dans l’événementiel et la production audiovisuelle, sont également concernées lorsqu’elles interviennent dans les périmètres interdits.
Pour les particuliers, la principale précaution consiste à ne pas faire décoller leur appareil dans les secteurs visés pendant la période annoncée.
L’interdiction reste géographiquement ciblée et temporaire : elle ne constitue pas une suspension générale de tous les vols de drones au Sénégal.
Les utilisateurs devront néanmoins tenir compte des autres règles aéronautiques déjà applicables en dehors des zones olympiques.
Avec cette mesure, les autorités sénégalaises entendent limiter les risques liés aux survols non autorisés et sécuriser les principaux sites des JOJ Dakar 2026.




