Le financement de l’échangeur de Vêdoko, à Cotonou, atteint désormais 26,228 milliards de FCFA après un nouveau don japonais de 10,8 milliards de FCFA. Cet accord, signé le 9 octobre 2026, doit permettre de construire le second passage supérieur de cette infrastructure destinée à réduire les embouteillages dans la capitale économique du Bénin.
Quel est le coût total de l’échangeur de Vêdoko ?
Le projet de construction de l’échangeur de Vêdoko bénéficie désormais d’un financement global de 26 milliards 228 millions de FCFA, selon les chiffres communiqués par le gouvernement béninois le 10 octobre 2026.
Cette enveloppe comprend une nouvelle contribution de 10,8 milliards de FCFA accordée par le Japon pour la deuxième phase du chantier. Il s’agit d’un don, et non d’un prêt que le Bénin devra rembourser.
L’accord a été officialisé vendredi 9 octobre 2026, lors d’une cérémonie réunissant plusieurs responsables béninois et japonais.
Oscar Hugues Lokossou, ministre délégué chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, a signé les documents relatifs à cette nouvelle contribution.
La partie japonaise était représentée par son ambassadeur au Bénin, Hideki Uezono, et le représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Kazunao Shibata.
Le ministre béninois du Cadre de vie et des Transports, George Alé, a également participé à la cérémonie.
Avec cet engagement supplémentaire, les deux pays confirment leur coopération dans le développement des infrastructures routières et l’amélioration des conditions de déplacement à Cotonou.
Quels travaux sont prévus pour la deuxième phase ?
Le nouveau financement japonais concerne principalement la construction d’un passage supérieur dans le sens Est-Ouest, accompagné de plusieurs aménagements connexes.
Cette infrastructure viendra compléter le premier passage supérieur, orienté Ouest-Est, dont la réalisation constitue la première phase du projet.
L’objectif consiste à séparer une partie des flux de circulation qui se croisent actuellement au niveau du carrefour Vêdoko.
Les automobilistes pourront ainsi emprunter les passages supérieurs sans traverser systématiquement les intersections au sol, ce qui devrait limiter les ralentissements.
Le projet prévoit également des interventions sur les voies et les intersections environnantes afin de faciliter l’organisation du trafic.
L’Agence japonaise de coopération internationale souligne que l’aménagement vise aussi à améliorer la sécurité routière, notamment en réduisant les risques de collision entre les véhicules et les piétons.
Toutefois, la signature de ce nouveau financement ne signifie pas que les travaux de la deuxième phase sont déjà achevés ou que l’échangeur est ouvert à la circulation.
Quand l’échangeur de Vêdoko sera-t-il terminé ?
Les travaux de construction de l’échangeur de Vêdoko ont été officiellement lancés le 28 octobre 2025.
Près d’un an plus tard, la première phase est toujours en cours, tandis que le financement de la deuxième phase vient d’être formalisé.
Le communiqué gouvernemental du 10 octobre 2026 ne précise pas de nouvelle date de livraison pour l’ensemble de l’ouvrage.
Il serait donc prématuré d’annoncer une ouverture définitive de l’échangeur à une échéance précise sur la seule base de cet accord.
Lors de la signature, Oscar Hugues Lokossou a néanmoins réaffirmé la volonté du gouvernement d’assurer un suivi rigoureux des travaux.
Les autorités entendent notamment veiller au respect des délais contractuels et à la bonne exécution des différentes composantes du projet.
La prochaine étape importante sera donc l’avancement effectif du second passage supérieur et la communication d’un calendrier consolidé pour la mise en service de l’infrastructure.
Pourquoi cet échangeur est-il important pour Cotonou ?
Le carrefour Vêdoko constitue un point de passage majeur du réseau routier de Cotonou. Il concentre une circulation importante liée aux déplacements quotidiens et au transport de marchandises.
Selon la JICA, cette intersection relie notamment un corridor international Est-Ouest à plusieurs axes de circulation urbaine.
Cette configuration favorise les embouteillages, particulièrement lorsque les véhicules doivent franchir le carrefour dans plusieurs directions.
La construction de l’échangeur doit améliorer la fluidité du trafic, réduire les temps de déplacement et faciliter les activités économiques.
Les transporteurs, les entreprises et les habitants qui empruntent régulièrement cet axe pourraient ainsi bénéficier de meilleures conditions de circulation.
L’efficacité réelle de l’ouvrage dépendra toutefois de son achèvement, de l’aménagement des voies environnantes et de la gestion du trafic après sa mise en service.
Pour le Bénin, le nouveau don japonais représente une étape financière importante. Il permet de compléter le financement annoncé du projet, mais les bénéfices attendus pour les usagers devront encore se concrétiser sur le terrain.




