Mali : les chauffeurs routiers décrète une grève après des attaques jihadistes

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Au Mali, la grève des chauffeurs routiers paralyse une partie du transport national après une série d’attaques jihadistes meurtrières. Réunis en assemblée générale à Bamako, les transporteurs dénoncent l’insécurité persistante sur les axes routiers. Ils réclament aussi des mesures urgentes des autorités de transition. Cette mobilisation survient dans un contexte sécuritaire tendu. De plus, les violences ciblent désormais directement les convois de carburant.

Pourquoi la grève des chauffeurs routiers au Mali a-t-elle été déclenchée ?

Les chauffeurs dénoncent une situation devenue intenable. Ils demandent justice pour leurs collègues tués. Ils exigent également des garanties concrètes avant toute reprise des activités.

Un arrêt de travail après des attaques meurtrières sur les routes

Le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers (Synacor) a annoncé un arrêt total des activités de transport. Cette suspension inclut aussi les opérations de déchargement. Cette décision fait suite à une attaque survenue le 29 janvier contre un convoi de transport de carburant. L’attaque s’est produite entre Diboli, à la frontière sénégalaise, et Kayes.

Lors de cet assaut, une quinzaine de chauffeurs ont été tués. Leurs corps ont été laissés en bord de route. Pour les responsables syndicaux, cet acte représente un traumatisme profond pour la profession. Par conséquent, ils exigent le rapatriement des dépouilles avant toute reprise des activités. Ils estiment que le respect dû aux victimes doit primer.

Un secteur traumatisé par une violence de plus en plus extrême

Les transporteurs affirment que la brutalité des attaques a franchi un nouveau seuil. Dans le passé, certains chauffeurs avaient déjà perdu la vie. Cependant, cette fois, les assaillants ont exécuté systématiquement tous les conducteurs interceptés. Ensuite, ils ont abandonné les corps en bord de route.

Ce mode opératoire choque l’ensemble du secteur. De nombreux chauffeurs déclarent vivre dans un climat de peur permanent. Ils craignent pour leur vie à chaque trajet. Ainsi, l’insécurité menace directement la continuité du transport de carburant et de marchandises. Or, ce secteur reste essentiel au fonctionnement de l’économie malienne.

https://twitter.com/SahelAlerte/status/2021208253628031112

Quel rôle jouent les attaques jihadistes dans la crise du transport au Mali ?

Les groupes armés ont intensifié leurs actions contre les axes logistiques stratégiques. Cette pression pèse lourdement sur l’économie. Elle affecte aussi la vie quotidienne des populations.

A DECOUVRIR : Mali : le Jnim étend son emprise, le Premier ministre parle de “tentative de déstabilisation”

Le JNIM et le blocus de plusieurs villes maliennes

Depuis septembre, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, impose un blocus sur plusieurs villes du Mali. Ce groupe cible régulièrement les convois de carburant. Par conséquent, l’approvisionnement énergétique subit de fortes perturbations.

Ces attaques ont un impact direct sur Bamako et d’autres centres urbains. Elles provoquent des pénuries de carburant. Elles entraînent aussi une hausse des prix. De plus, les entreprises et les ménages rencontrent de grandes difficultés. Le transport routier, pilier du commerce intérieur, se retrouve donc au cœur d’un enjeu sécuritaire et économique majeur.

Des transporteurs devenus des « cibles militaires »

En novembre, dans une vidéo de propagande, le JNIM a déclaré que les transporteurs de carburant sont désormais considérés comme des “cibles militaires”. Cette annonce a renforcé l’inquiétude des chauffeurs. Ces derniers se sentent directement visés par les groupes armés.

Ainsi, la grève des chauffeurs routiers au Mali s’inscrit dans un contexte de menaces explicites et répétées. Le risque de nouvelles attaques demeure élevé. Pour les professionnels du secteur, poursuivre les activités sans protection représente un danger permanent.

Pour l’instant, les autorités de transition n’ont pas officiellement réagi aux revendications du Synacor. Cette absence de réponse alimente la frustration des transporteurs. Ces derniers exigent des mesures concrètes pour sécuriser les routes et protéger les travailleurs.

Pendant ce temps, l’arrêt des transports continue de perturber la chaîne d’approvisionnement nationale. Cela accentue la pression sur l’économie. Cela aggrave aussi la situation des populations déjà confrontées à une crise sécuritaire prolongée.

A LIRE AUSSI : Mali : Deux généraux inculpés pour tentative de coup d’État

Loick ADEGBOLA
Loick ADEGBOLAhttps://zyafrik.com
Rédacteur spécialisé dans l'actualité africaine, je traite des dimensions politique, économique, culturelle et technologique du continent. À travers mes articles, je mets en lumière les dynamiques qui redessinent l'Afrique d'aujourd'hui et de demain.

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