La veille de la fête nationale, le Président du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, s’adresse au peuple avec un message fort. Il salue les avancées sécuritaires, insiste sur la souveraineté nationale et appelle chaque secteur à s’engager dans la Révolution Progressiste Populaire (RPP). De plus, le discours livré lors du 65ᵉ anniversaire de l’Indépendance trace une feuille de route ambitieuse pour l’année à venir.
Une reconquête territoriale présentée comme un succès majeur
Le Chef de l’État, Ibrahim Traoré rend hommage aux Forces Combattantes. Ensuite, il rappelle leur détermination sur le terrain. Par ailleurs, il souligne aussi l’efficacité des récentes opérations. « Plusieurs zones ont été reconquises en un mois… Toutes les résistances ennemies qui se sont opposées à nos forces ont été écrasées et nous n’avons connu aucune perte en vie humaine au cours de ces offensives, rien que quelques blessés légers », affirme-t-il. Il insiste ensuite sur la force morale des troupes et présente ces victoires comme un tournant décisif dans la lutte contre les groupes armés.
Le Capitaine Traoré hausse le ton envers ceux qu’il qualifie de criminels. « Ces criminels qui avaient occupé ces zones de notre patrie… ont été délogés dans plusieurs zones et sont en train de fuir le Burkina Faso », prévient-il. Il leur adresse un ultimatum clair : fuir ou mourir. Ce message marque une continuité dans sa stratégie sécuritaire. Ainsi, il rappelle à la population que la reconquête s’inscrit dans une quête plus large de souveraineté.
Par ailleurs, il affirme que le Burkina Faso apparaît désormais comme un modèle continental. « Le Burkina Faso aujourd’hui est une vitrine, est un modèle. Nous sommes observés, les gens nous suivent, et nous n’avons pas le choix que de réussir », insiste-t-il. Cette déclaration nourrit un sentiment d’unité nationale.
Un appel à l’industrialisation et à la souveraineté économique
Le Président met l’accent sur l’économie. Il encourage les opérateurs à « changer de logiciel ». Ensuite, il souhaite une transformation locale des matières premières et estime que cette orientation créera des emplois durables. Il considère que la souveraineté économique constitue un pilier essentiel de la RPP. « Quiconque parle de souveraineté ne peut pas tendre la main pour continuer à demander à manger », lance-t-il.
Il félicite ensuite les enseignants, les soignants et les acteurs agricoles. De surcroît, il reconnaît leurs efforts pour réussir l’offensive agropastorale. Il voit en eux des artisans indispensables de la souveraineté alimentaire et sanitaire. Ce soutien manifeste son désir d’un engagement collectif.
Enfin, il conclut sur une vision panafricaniste. « Le monde entier regarde le Burkina. Les Africains regardent le Burkina Faso qui a dessiné un modèle », affirme-t-il. Il espère que cette trajectoire inspirera d’autres peuples. En outre, il réaffirme sa détermination à lutter contre l’impérialisme.




