La Fédération royale marocaine de football a officiellement décidé d’interjeter appel des décisions de la CAF concernant les sanctions liées à la finale de la CAN 2025 contre le Sénégal. Cette démarche survient après les incidents survenus sur le terrain et l’aire de jeu, qui ont marqué la fin de la 35ème édition de la compétition.
Pourquoi la FRMF conteste les sanctions de la CAF
La décision de la FRMF intervient en raison de la non-conformité perçue des sanctions avec la gravité réelle des incidents de la finale. L’appel vise à préserver les droits de la fédération et de ses joueurs selon le règlement officiel.
Sanctions infligées aux joueurs et à la fédération marocaine
La CAF avait imposé plusieurs mesures disciplinaires après le match : des suspensions pour Achraf Hakimi et Ismaël Saibari, ainsi que des amendes infligées à la FRMF pour le comportement des ramasseurs de balles, l’intrusion dans la zone VAR et l’usage de lasers par les supporters. Ces sanctions ont été jugées par la fédération marocaine insuffisantes ou disproportionnées par rapport aux incidents observés sur le terrain.
Le communiqué de la FRMF souligne que les décisions du Jury disciplinaire ne reflètent pas pleinement l’ampleur des événements, notamment le retrait temporaire de l’aire de jeu par les joueurs et le staff sénégalais, ainsi que l’envahissement de la pelouse par les supporters locaux.
Les motifs officiels de l’appel de la FRMF
La Fédération indique que l’appel est motivé par la préservation des droits régis par le règlement de la CAF. Le président de la FRMF a formellement adressé un courrier à la CAF pour signaler la non-conformité des sanctions et demander une révision équitable des mesures disciplinaires.
La démarche vise également à obtenir une clarification sur les sanctions infligées, afin d’assurer que les joueurs marocains et le staff ne soient pas injustement pénalisés pour des incidents largement imputables à la dynamique du match et au comportement de l’autre camp.
Conséquences pour les équipes et le football africain
L’appel de la FRMF pourrait avoir un impact sur la gestion des sanctions et sur l’image du football africain. Il met en lumière la nécessité d’une régulation claire des incidents lors des grandes compétitions continentales.
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Sanctions côté sénégalais et contexte de la finale
Du côté du Sénégal, le sélectionneur Pape Bouna Thiaw a été suspendu pour cinq matchs, tandis que les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Cheikh Baroy Ndiaye ont écopé de deux matchs chacun pour comportement antisportif envers l’arbitre. La Fédération sénégalaise a également reçu des amendes pour le comportement de ses supporters et de son encadrement. Elle avait annoncé son intention de faire appel, avant de renoncer.
Ces mesures reflètent l’approche de la CAF pour sanctionner tous les acteurs impliqués, mais ont été jugées insuffisantes ou partielles par les fédérations concernées, alimentant la polémique autour de la finale.
Implications pour le football et la discipline sur le continent
L’appel de la FRMF pourrait influencer la manière dont la CAF traite les incidents futurs, et souligne l’importance d’une application équitable des sanctions pour maintenir la crédibilité des compétitions africaines. Les décisions finales pourraient également servir de référence pour les futures éditions de la CAN, en matière de sécurité, discipline et organisation.
En attendant le verdict de l’appel, la Fédération marocaine insiste sur le respect des règlements et sur la protection des droits de ses joueurs et de son staff, tout en préservant l’image du football africain à l’échelle internationale.
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