Spécialiste de l’actualité africaine, je produis des analyses stratégiques et des décryptages approfondis sur les transformations politiques, économiques et technologiques qui redéfinissent les équilibres du continent.
Après la mutinerie des 28 et 29 août à Niamey, les autorités nigériennes avancent désormais un scénario aux ramifications internationales. Bénin, Côte d’Ivoire, Tchad, France, CEDEAO et proches de Mohamed Bazoum sont cités dans le témoignage télévisé d’un capitaine de l’armée. Des accusations extrêmement lourdes, alors qu’aucune preuve permettant d’établir directement l’implication de ces États n’a été rendue publique. Plus troublant encore, le sommet du pouvoir reste silencieux et le bilan des affrontements n’a toujours pas été communiqué.
Les producteurs ivoiriens espéraient profiter du redressement des cours mondiaux du cacao. Ils devront pourtant commencer la campagne 2026-2027 avec un prix minimum inchangé. Le gouvernement a fixé le kilogramme de cacao à 1 200 francs CFA, soit le même niveau que lors de la campagne précédente. Une décision présentée comme nécessaire pour préserver l’équilibre financier de la filière, alors que certains planteurs jugent ce montant insuffisant face à leurs dépenses quotidiennes.
La République démocratique du Congo fait face à une épidémie d’Ebola d’une ampleur inédite dans le pays. Le nombre de contaminations confirmées atteint désormais 6 041 cas, dont 2 911 décès. Cette progression place l’épidémie actuelle devant celle de 2018-2020. La riposte se heurte aussi à une difficulté majeure puisque la souche Bundibugyo responsable de la flambée ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement approuvé.
Chaque mois d’août, Nikki devient un point de rencontre pour des communautés installées dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Avec la Gaani, les peuples Baatonu, Boo et Waasangari célèbrent leurs traditions autour de la monarchie de Nikki. Une fête qui entretient aussi des liens historiques plus anciens que les frontières actuelles.
L’arrivée des constellations de satellites en orbite basse pousse les régulateurs africains à regarder au-delà de leurs frontières nationales. Le Kenya et la Tanzanie ont engagé une coopération réglementaire afin d’harmoniser leurs règles et de limiter les risques liés au développement de l’internet par satellite en Afrique de l’Est.