Ce dimanche 12 avril 2026, le Bénin vote. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes tôt ce matin. Et les Béninois se sont mobilisés. Près de 8 millions d’électeurs sont appelés à choisir leur prochain président.
Mais ce scrutin a une particularité. Il est profondément déséquilibré.
Un favori écrasant
D’un côté, Romuald Wadagni. Ministre des Finances pendant dix ans. Dauphin assumé de Patrice Talon. Soutenu par les deux grands partis de la majorité présidentielle. L’UPR et le Bloc républicain sont derrière lui. Les moyens logistiques sont colossaux. La machine électorale est bien huilée.
Par conséquent, Wadagni entre dans cette élection en position de force. Ses meetings ont mobilisé des foules importantes. À Porto-Novo, à Ouidah, à Allada, les rassemblements ont impressionné. Sa campagne a déroulé un programme ambitieux. Technologie, tourisme, agriculture, infrastructures. Les promesses sont nombreuses. Les soutiens aussi.
Un adversaire de faible envergure
De l’autre côté, Paul Hounkpè. Enseignant de formation. Ex-ministre sous des gouvernements précédents. Représentant des Forces Cauris pour un Bénin Émergent, les FCBE. Un parti qui peine à peser dans ce scrutin.
Certes, Hounkpè a mené campagne. Il s’est déplacé dans les régions. Il a tenu ses meetings. Mais l’envergure n’est pas comparable. Les ressources non plus. Et la visibilité médiatique encore moins.
En outre, l’opposition béninoise est profondément divisée. Le principal parti d’opposition, Les Démocrates, a refusé de présenter un candidat. Certains de ses membres ont même apporté leur soutien à Wadagni. Un comble. Un symbole de la fragmentation du camp adverse.
Une opposition qui s’efface
Cette situation n’est pas anodine. Elle révèle l’état de l’opposition béninoise. Affaiblie. Divisée. Incapable de présenter un front uni face à la majorité présidentielle.
Ainsi, certains électeurs ont exprimé leur frustration. Une partie d’entre eux a l’impression de ne pas avoir de vrai choix. Le sentiment que Romuald Wadagni a été imposé par Patrice Talon est palpable. Notamment dans certaines franches de la population.
Néanmoins, les électeurs se sont rendus aux urnes. Par devoir civique. Par espoir. Ou simplement pour exister dans ce processus démocratique.
Un scrutin sous surveillance
La communauté internationale observe. Des observateurs électoraux sont déployés sur le terrain. La transparence du scrutin est scrutée à la loupe.
Par ailleurs, le contexte sécuritaire dans le nord du pays reste tendu. L’armée y lutte activement contre des groupes terroristes. Certains bureaux de vote dans ces zones sont sous haute surveillance. Une réalité qui complique la tenue du scrutin dans ces régions.
Malgré tout, le processus électoral se déroule. Le Bénin avance.
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Ce soir, les urnes parleront
À la fermeture des bureaux de vote, le décompte commencera. Et même si le résultat semble prévisible, rien n’est joué officiellement. Les urnes restent souveraines. Le peuple béninois a le dernier mot.
Ce soir, le Bénin saura. Et une nouvelle page de son histoire s’écrira.




