Les autorités sanitaires de la RDC ont déclaré ce lundi 1ᵉʳ décembre la fin officielle de l’épidémie d’Ebola qui touchait le centre du pays depuis la fin août. Cette annonce marque un soulagement pour un territoire de plus de 100 millions d’habitants où le virus, souvent mortel malgré de nouveaux traitements, reste une menace récurrente. L’épidémie a causé au moins 34 décès confirmés et pourrait avoir emporté jusqu’à 45 personnes selon les estimations consolidées.
Une épidémie contenue grâce à une riposte rapide et un suivi renforcé
Le directeur de l’Institut national de santé publique (INSP), le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, a affirmé que « l’épidémie d’Ebola a effectivement pris fin » en RDC. Il s’exprimait avant une cérémonie officielle organisée à Kinshasa en présence de représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine. Selon lui, au moins « 34 décès parmi 53 cas confirmés » ont été enregistrés, auxquels s’ajoutent onze morts « vraisemblablement causés par le virus ».
Cette épidémie, circonscrite à la province du Kasaï, avait débuté le 20 août. Le premier cas concernait une femme enceinte de 34 ans admise dans un hôpital local. Les autorités avaient déclaré l’éruption épidémique début septembre, déclenchant immédiatement les premières mesures de riposte. La vaccination avait été lancée dès la mi-septembre, un élément jugé essentiel pour limiter la propagation du virus.
Cependant, la campagne de vaccination s’est heurtée à de nombreuses difficultés. Le pays, vaste comme quatre fois la France, souffre de voies de communication limitées et souvent impraticables. Les équipes de santé ont dû travailler dans des zones difficiles d’accès, ce qui a ralenti les opérations. Malgré ces contraintes, la mobilisation a permis de stabiliser la situation et de réduire le risque de transmission.
Une épidémie qui rappelle l’histoire lourde d’Ebola en RDC
La RDC demeure l’un des pays les plus touchés par Ebola depuis l’identification du virus en 1976 au Zaïre, son ancien nom. Avec cette épidémie, le pays en compte désormais seize au total. La plus meurtrière, survenue entre 2018 et 2020, avait causé près de 2 300 morts pour 3 500 personnes infectées. Cette répétition souligne une vulnérabilité persistante, liée à la pauvreté, à l’isolement géographique et au manque d’infrastructures.
Le Groupe international de coordination sur l’approvisionnement en vaccins (IGC) avait approuvé l’envoi de 45 000 doses supplémentaires pour soutenir la réponse. Le virus se transmet par les fluides corporels. Il provoque des symptômes tels que fièvre, vomissements, diarrhées et saignements. Les personnes infectées deviennent contagieuses après l’apparition des symptômes, généralement entre 2 et 21 jours après l’infection.




