La Côte d’Ivoire a vécu une journée politique majeure le 8 décembre, avec l’investiture d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat. Réélu dès le premier tour avec près de 90 % des voix, le président a réaffirmé sa volonté de poursuivre la transformation du pays. Devant plusieurs chefs d’État africains, il a insisté sur « la transmission générationnelle » qui doit marquer cette nouvelle étape de son leadership.
La promesse d’Alassane Ouattara pour ce nouveau mandat
Lors de sa prestation de serment au palais présidentiel, le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a déclaré : « Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution ». Il a rappelé son engagement à « incarner l’unité nationale » et à agir « dans l’intérêt supérieur de la nation ». Agé de 83 ans, il a assuré que ce mandat ouvrira une phase décisive. Selon ses mots, « ce mandat sera celui de la transmission générationnelle », un processus qu’il considère comme un « acte de responsabilité et de maturité politique ».
Depuis son arrivée au pouvoir en 2011, il affirme que « la Côte d’Ivoire a profondément changé ». Il met en avant la restauration de l’autorité de l’État, la consolidation de la paix et le renforcement des institutions. Par ailleurs, il souligne que le pays bénéficie d’une sécurité stabilisée sur l’ensemble du territoire.
La cérémonie a rassemblé onze chefs d’État africains, dont ceux de l’Angola, du Sénégal, du Congo-Brazzaville, du Liberia et de la Gambie. D’anciens dirigeants, tels que Mahamadou Issoufou, ont également assisté à l’événement. De plus, la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, était présente.
Une scène diplomatique dense autour d’une investiture scrutée
Hors du continent, plusieurs partenaires stratégiques ont tenu à se montrer aux côtés d’Abidjan. La France, malgré une présence contestée en Afrique de l’Ouest, a envoyé Yaël Braun-Pivet. Les États-Unis ont délégué Jacob Helberg, sous-secrétaire d’État à la Croissance économique. Ce dernier devait rencontrer le président dans l’après-midi pour évoquer les priorités économiques communes.
Cependant, ce jour symbolique a aussi mis en lumière certaines fractures politiques. Le taux de participation n’a atteint que 50 %, malgré la victoire écrasante du chef de l’État. Les principaux opposants, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, exclus de la liste électorale, n’ont donné aucune consigne avant le scrutin. Tous deux étaient absents lors de la cérémonie.




