À l’occasion de la CAN 2025, les sélections africaines ne se distinguent pas uniquement par leur jeu. Elles se reconnaissent aussi à travers leurs surnoms. Ces appellations, souvent liées aux animaux, à l’histoire ou aux valeurs sociales, expriment l’identité de chaque nation. Elles traduisent également le message que chaque équipe souhaite transmettre sur le terrain.
Des Lions, Aigles et autres symboles de force
Dans le groupe A, le Maroc porte le surnom des Lions de l’Atlas. Ce nom rend hommage au lion de l’Atlas. Autrefois, cet animal symbolisait la royauté et la puissance en Afrique du Nord. Le Mali, pour sa part, est connu sous le nom des Aigles. Ce choix reflète la force, mais aussi la vision et la hauteur. De son côté, la Zambie adopte l’appellation Chipolopolo, qui signifie « boulets de cuivre ». Ce surnom rappelle l’importance stratégique du cuivre dans l’économie nationale. Enfin, les Comores se présentent comme les Cœlacanthes. Ce poisson rare incarne l’identité maritime de l’archipel.
Le groupe B met davantage l’accent sur l’histoire et la culture. L’Égypte s’appuie sur les Pharaons, en référence à l’une des civilisations les plus anciennes du monde. L’Afrique du Sud évolue sous le nom de Bafana Bafana, une expression populaire qui signifie « les garçons ». L’Angola choisit les Palancas Negras, inspirées de l’antilope noire, symbole national. Quant au Zimbabwe, il se reconnaît à travers les Warriors, une appellation qui évoque le courage et l’esprit combatif.
L’identité et l’unité à travers les surnoms
Dans le groupe C, le Nigeria s’affiche avec les Super Eagles. L’aigle symbolise la fierté et la puissance. La Tunisie, en revanche, mise sur les Aigles de Carthage, un clin d’œil direct à son héritage historique. L’Ouganda est représenté par les Grues. Cet animal figure sur le drapeau national. Par ailleurs, la Tanzanie se présente comme les Taifa Stars, ou « étoiles de la nation ». Ce surnom incarne l’unité et l’espoir.
Le groupe D réunit plusieurs symboles forts. Le Sénégal adopte les Lions de la Teranga, où la « Teranga » évoque l’hospitalité. La RD Congo choisit les Léopards, un animal associé à la force et à la résilience. Le Bénin, quant à lui, avance avec les Guépards. Ce choix illustre la vitesse et le renouveau. Le Botswana complète ce groupe avec les Zèbres, emblèmes nationaux.
Dans le groupe E figurent les Fennecs d’Algérie, les Étalons du Burkina Faso, le Nzalang Nacional de Guinée équatoriale et les Crocodiles du Nil du Soudan. Enfin, le groupe F rassemble les Éléphants de Côte d’Ivoire, les Lions indomptables du Cameroun, les Panthères du Gabon et les Mambas du Mozambique.
Ainsi, ces surnoms dépassent le simple cadre sportif. Ils racontent l’histoire, la culture et les valeurs des nations africaines. À travers eux, la CAN 2025 s’impose comme une véritable vitrine des identités du continent, où le football dialogue avec la symbolique culturelle.




