Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude, l’Afrique subsaharienne affiche une dynamique contrastée. Si la région devrait croître en moyenne de 3,8 % en 2025 et 4,4 % entre 2026 et 2027, certains pays sortent nettement du lot. Neuf économies africaines devraient enregistrer des taux de croissance supérieurs à 6 % sur la période 2025‑2027, selon le dernier rapport Africa’s Pulse de la Banque mondiale. À leur tête, la Guinée impressionne par des prévisions à deux chiffres en 2027, portées par des investissements structurants.
La question d’une monnaie propre au Sénégal ressurgit dans le débat public, portée par la volonté affichée du nouveau gouvernement d’asseoir une pleine souveraineté économique. Pourtant, selon l’économiste Serigne Momar Seck, cette ambition se heurte à de sérieux obstacles. À travers une analyse technique, il dresse les contours d’une réalité économique qui impose de la prudence, en soulignant que le Sénégal, à ce jour, ne dispose pas des bases nécessaires pour rompre avec le franc CFA.
Dans les salons feutrés du palais présidentiel de Dakar, une audience a capté l’attention des observateurs économiques du continent : le président Bassirou Diomaye Faye a reçu Aliko Dangote, figure centrale de l’industrie africaine. Plus qu’un simple échange diplomatique, cette rencontre reflète une stratégie d’attraction des investissements ciblés dans des secteurs clés de l’économie sénégalaise.
Une révolution silencieuse est en marche dans l’espace financier ouest-africain. La BCEAO vient de lancer un système d’interopérabilité reliant banques et opérateurs de mobile money. Objectif : simplifier les transactions et élargir l’inclusion financière à des millions de citoyens de l’UEMOA.