Le gouvernement ivoirien met désormais la diaspora au cœur de sa stratégie de développement économique. Début mars 2026, une convention-cadre a été signée entre le ministère chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur et la Banque nationale d’investissement (BNI). L’objectif est de transformer les transferts financiers des expatriés en investissements productifs, offrant ainsi des solutions de financement adaptées pour leurs projets dans le pays, précisions.
La diaspora comme moteur de croissance
Longtemps cantonnés au soutien des familles, les transferts de fonds de la diaspora ivoirienne connaissent une croissance spectaculaire, ayant atteint 1,04 milliard de dollars en 2024, contre 440 millions en 2021.
Les autorités estiment que cette communauté de 1,24 million de personnes représente près de 5,4 % de la population nationale et constitue une véritable « 32ᵉ région » du pays.
En mobilisant ces ressources, la Côte d’Ivoire vise à canaliser une partie des flux vers des projets productifs, favorisant ainsi la création d’emplois et le financement d’infrastructures locales.
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Une convention-cadre pour structurer les investissements
La convention signée avec la BNI prévoit la mise en place de produits et services bancaires spécifiquement destinés à la diaspora, le financement de projets entrepreneuriaux, ainsi que des actions de sensibilisation et de renforcement des compétences financières.
La BNI accompagnera également les initiatives de mobilisation lors de forums et rencontres internationales pour identifier les porteurs de projets capables de participer activement à l’économie nationale. Cette approche reflète la volonté de transformer un flux traditionnel de consommation en un levier de croissance durable.
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Un modèle en phase avec les tendances africaines
La Côte d’Ivoire rejoint ainsi un mouvement observé dans plusieurs pays africains, où les transferts de fonds sont progressivement orientés vers l’investissement productif.
Le Sénégal et le Maroc proposent déjà des instruments financiers dédiés à leur diaspora, tandis que le Nigeria et l’Éthiopie expérimentent des « diaspora bonds » pour financer infrastructures et développement. En suivant cette dynamique, Abidjan cherche à sécuriser et valoriser le potentiel économique de ses expatriés, tout en limitant le recours à l’endettement public.




