La rentrée scolaire 2026 au Panama a été marquée par une controverse sur des pratiques discriminatoires envers des élèves afro-descendants. Plusieurs établissements auraient refusé l’accès à des élèves en raison de leurs coiffures jugées “inappropriées” ou de l’absence d’un supposé “certificat d’appartenance ethnique”. Les autorités éducatives démentent formellement l’existence d’un tel document et rappellent que seuls des règlements disciplinaires sur les cheveux et l’uniforme sont en vigueur.
Des pratiques contestées dans plusieurs provinces
Selon des informations relayées par le quotidien La Prensa, plusieurs écoles situées dans les provinces de Colón et de Panama auraient demandé à certains élèves afro-descendants de modifier leur coiffure pour pouvoir entrer en classe. Dans certains cas, les établissements auraient également exigé la présentation d’un “certificat afro”, un document qui n’existe pas officiellement au Panama.
Ninna Ottey, membre de l’organisation Hijas de Alkebulan, rappelle que “aucune démarche officielle ne valide l’afro-descendance” et que les élèves ne peuvent pas se voir refuser un droit fondamental à l’éducation sur cette base.
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Le ministère de l’Éducation dément et précise
La ministre de l’Éducation, Lucy Molinar, a démenti toute obligation d’un certificat d’afro-descendance et a précisé que seules les règles disciplinaires concernant la longueur des cheveux et le port de l’uniforme sont applicables. Malgré ce démenti, plusieurs témoignages soulignent que ce type de demande aurait déjà été effectué dans le passé, notamment dans des écoles de San Miguelito.
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Une discrimination qui ne date pas d’hier
Ces incidents s’inscrivent dans un contexte plus large de discriminations subies par la communauté afro-descendante au Panama. Une étude de 2022, soutenue par les Nations unies, indiquait que 79,4 % de cette population avait déjà été confrontée à des actes discriminatoires. Selon le recensement national de 2023, les afro-descendants représentent près de 32 % de la population panaméenne, une proportion significative qui rend la question de l’inclusion scolaire particulièrement sensible.
L’affaire relance le débat sur l’égalité des droits dans l’éducation et sur la nécessité d’une vigilance accrue pour garantir que les élèves afro-descendants puissent accéder à l’école sans entrave ni discrimination.




