Le Burkina Faso poursuit sa stratégie de renforcement de son indépendance énergétique. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a inauguré, le 21 juillet 2026, la centrale thermique d’urgence de Pabré, près de Ouagadougou. D’une capacité de 50 mégawatts (MW), cette infrastructure réalisée en 90 jours représente un investissement de 18 milliards FCFA et doit contribuer à sécuriser l’approvisionnement en électricité du pays.
Une réponse aux tensions sur le réseau électrique
Construite dans le cadre d’un partenariat entre la SONABEL et AL Ahram Taqa Burkina, la centrale est équipée de 72 groupes de production Cummins et alimente le réseau national interconnecté.
Lors de la cérémonie d’inauguration, le Premier ministre a souligné que les difficultés rencontrées ces dernières années dans les importations d’électricité avaient mis en évidence les limites d’une forte dépendance aux approvisionnements extérieurs. Selon lui, le développement des capacités nationales constitue désormais un axe prioritaire de la politique énergétique du Burkina Faso.
Les autorités présentent cette nouvelle installation comme une capacité d’appoint destinée à soutenir l’alimentation de Ouagadougou et de ses environs lors des périodes de forte consommation ou en cas de contraintes sur les lignes d’importation.
Une stratégie énergétique appelée à monter en puissance
La mise en service de Pabré s’inscrit dans un programme plus vaste de développement des infrastructures électriques. Le gouvernement prévoit plus de 220 MW de capacités thermiques additionnelles afin d’accompagner la croissance de la demande et d’améliorer la stabilité du réseau.
Dans cette dynamique, un second projet a été officiellement lancé à Saaba, au sud-est de la capitale. Cette future centrale thermique, développée par Al Amana, filiale du groupe Al Ahram Taqa, affichera une capacité de 120 MW. Son coût est estimé à plus de 133 milliards FCFA et sa mise en service est attendue en 2027.
Ces investissements complètent les projets de modernisation des infrastructures existantes ainsi que le développement de centrales solaires et hydroélectriques, dans le cadre du Pacte national de l’énergie 2026-2030. À court terme, les autorités concentrent leurs efforts sur la montée en régime de la centrale de Pabré et le suivi du chantier de Saaba, deux projets présentés comme des piliers de la stratégie nationale de souveraineté énergétique.




