RDC : Ebola dépasse 4 000 morts avec 8 300 cas confirmés

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L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a franchi le seuil des 4 000 décès, selon le dernier bilan arrêté au 1er octobre. Les autorités sanitaires recensent désormais 4 018 morts pour 8 300 cas confirmés dans sept provinces, soit un taux de létalité de 48,4 %.

Le bilan d’Ebola continue de s’alourdir en RDC

La progression reste rapide. Au 27 septembre, l’Institut national de santé publique comptabilisait encore 8 116 cas confirmés et 3 924 décès. Quatre jours plus tard, le bilan atteint 8 300 infections confirmées et 4 018 morts.

Cela représente 184 cas et 94 décès supplémentaires dans les données cumulées entre les deux bilans. Ces écarts ne correspondent toutefois pas nécessairement à des infections ou des décès survenus uniquement pendant cette période. Les autorités peuvent aussi intégrer des données consolidées ou validées avec retard.

Le dernier point de situation fait également état de 2 162 personnes guéries. Par ailleurs, 842 patients sont en isolement ou hospitalisés.

Le suivi des contacts atteint 80,6 % à l’échelle nationale. Cet indicateur reste essentiel pour identifier rapidement les personnes ayant été exposées à un malade et interrompre les chaînes de transmission.

Sept provinces désormais touchées par Ebola

L’épidémie concerne actuellement sept provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi.

L’Ituri demeure le principal foyer. Le Nord-Kivu constitue également une zone majeure de transmission, dans un environnement marqué par l’insécurité, les déplacements de population et les difficultés d’accès aux structures de santé.

Le Sud-Ubangi a rejoint plus récemment la liste des provinces affectées, illustrant l’extension géographique de l’épidémie. Au 23 septembre, 63 zones de santé avaient déjà signalé des cas confirmés.

L’Organisation mondiale de la santé considérait alors le risque comme très élevé en RDC et élevé pour les pays partageant une frontière terrestre avec le pays. Elle évaluait en revanche le risque comme faible à l’échelle mondiale.

Une épidémie provoquée par le virus Bundibugyo

L’épidémie actuelle, déclarée en mai 2026, est provoquée par le virus Ebola de type Bundibugyo. Cette forme avait déjà été observée lors de précédentes flambées en Afrique, mais l’épisode congolais de 2026 a rapidement pris une ampleur exceptionnelle.

Fin septembre, l’OMS la décrivait déjà comme la plus importante épidémie d’Ebola jamais enregistrée en RDC. Elle dépasse notamment le bilan de l’épidémie de 2018-2020, qui avait principalement touché le Nord-Kivu et l’Ituri.

Avec plus de 8 000 cas confirmés, l’épidémie congolaise reste toutefois très loin de celle qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, avec plus de 28 000 cas recensés dans plusieurs pays.

La riposte est compliquée par l’absence de vaccin homologué spécifiquement contre le virus Bundibugyo. Des candidats vaccins et différentes stratégies de prise en charge font l’objet d’évaluations, tandis que la surveillance, l’isolement des cas et le suivi des contacts restent au cœur de la réponse sanitaire.

Les enfants particulièrement touchés par l’épidémie

Le bilan humain concerne fortement les plus jeunes. Selon une analyse de données du ministère congolais de la Santé, au moins 2 071 enfants de moins de 18 ans avaient contracté Ebola au 1er octobre.

Parmi eux, 961 étaient morts, dont 623 enfants âgés de moins de cinq ans. Le taux de létalité estimé dans cette tranche d’âge atteignait environ 61 %, soit nettement plus que la moyenne nationale d’environ 48 %.

Cette surmortalité renforce les inquiétudes autour de l’accès rapide aux soins. L’OMS souligne depuis plusieurs semaines que les diagnostics tardifs et les décès survenus dans les communautés compliquent la maîtrise de l’épidémie.

Le franchissement des 4 000 morts constitue donc un nouveau seuil symbolique, mais l’évolution quotidienne des cas reste l’indicateur déterminant. Les prochaines semaines permettront surtout de savoir si la transmission commence réellement à ralentir dans les principaux foyers ou si de nouvelles zones continuent d’être touchées.

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