La Côte d’Ivoire reprend la tête des juridictions minières les plus attractives d’Afrique de l’Ouest selon le classement 2025 du Fraser Institute. Avec un score de 60,92 sur 100, le pays devance le Ghana et la Guinée, confirmant l’amélioration de son environnement minier et la montée en puissance de son industrie aurifère. Mais malgré cette progression, Abidjan reste encore derrière plusieurs leaders africains qui dominent le secteur sur le continent. Les précisions.
La Côte d’Ivoire reprend le leadership minier en Afrique de l’Ouest
Le classement annuel publié par le Fraser Institute place la Côte d’Ivoire au premier rang des juridictions minières les plus attractives en Afrique de l’Ouest. Le pays obtient un score de 60,92 points, en nette progression par rapport aux années précédentes, ce qui lui permet de reprendre la première place régionale qu’il avait temporairement cédée au Ghana.
Dans ce classement, le Ghana arrive en deuxième position avec 55,21 points tandis que la Guinée occupe la troisième place avec 52,16 points. Le Mali et le Burkina Faso ferment la marche des pays ouest-africains évalués.

L’indice repose sur des enquêtes menées auprès de dirigeants de compagnies minières opérant dans plusieurs juridictions à travers le monde. Il combine deux dimensions essentielles, la perception des politiques minières et l’évaluation du potentiel géologique. Sur ces deux critères, la Côte d’Ivoire affiche une amélioration notable, signe d’une confiance croissante des investisseurs dans son cadre réglementaire et institutionnel.
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L’essor de l’or ivoirien renforce l’intérêt des investisseurs
La progression ivoirienne s’explique en grande partie par le dynamisme de son industrie aurifère. Depuis une décennie, le pays s’impose progressivement comme l’un des nouveaux pôles de production d’or en Afrique de l’Ouest grâce à la découverte de nouveaux gisements et à l’arrivée de compagnies minières internationales.
Plusieurs acteurs du secteur saluent également la relative stabilité politique du pays et la structuration de son administration minière. Les procédures d’octroi de permis y sont jugées plus rapides que dans de nombreux États de la région, ce qui contribue à renforcer l’attractivité du territoire pour les projets d’exploration et d’exploitation.
Les infrastructures constituent également un avantage comparatif. La présence de ports performants, l’expansion du réseau routier et la hausse de la production électrique facilitent l’implantation d’investissements miniers, réduisant ainsi les coûts logistiques pour les entreprises du secteur.
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Un potentiel confirmé mais un retard face aux leaders africains
Malgré cette position dominante en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire reste encore à distance des juridictions minières les plus performantes du continent. Dans le classement africain du Fraser Institute, le pays occupe la cinquième place derrière le Botswana, le Maroc, la Zambie et la Tanzanie.
À l’échelle mondiale, la Côte d’Ivoire se situe au 47e rang, loin des grandes puissances minières d’Amérique du Nord et d’Australie. Ces pays disposent d’une longue tradition d’exploitation minière, d’un cadre réglementaire stable et d’écosystèmes industriels solidement structurés.
L’un des défis majeurs pour Abidjan concerne désormais la transformation locale des ressources. Comme dans de nombreux États africains, la majorité des minerais extraits est exportée à l’état brut. Le développement d’industries de transformation et de services spécialisés autour du secteur minier pourrait permettre au pays de capter davantage de valeur ajoutée et de renforcer sa compétitivité dans la course mondiale aux investissements extractifs.




